Éviter la dénutrition chez les personnes âgées
C’est peu dire que la dénutrition chez les personnes âgées est un vrai sujet de société dans notre pays. Avec le vieillissement grandissant, la dénutrition provoque chaque jour des effets lourds de conséquence.
Les signes de dénutrition chez les personnes âgées
La perte de poids est certainement le premier critère, facilement mesurable et précis. La fatigue et le manque d’énergie sont bien souvent le deuxième symptôme. Le manque d’énergie provoque assez souvent la baisse des relations sociales, des contacts humains, même avec les proches familiaux.
Les effets psychologiques sont, eux aussi, importants, la déprime, la mauvaise humeur et le fameux « goût de rien » peuvent révéler des problèmes de dénutrition.
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Quels sont les facteurs de risque d’une dénutrition chez les personnes âgées ?
La dénutrition est un état pathologique lié à un apport nutritionnel insuffisant ou déséquilibré, entraînant des conséquences sur la santé. Les facteurs de risque de dénutrition varient selon l’âge, les conditions médicales et les contextes sociaux.
Voici les principaux facteurs de risque :
Facteurs liés à l’âge
- Diminution de l’appétit (anorexie du vieillissement)
- Perte du goût et de l’odorat
- Troubles de la déglutition (dysphagie)
- Problèmes dentaires (perte de dents, prothèses inadaptées)
- Isolement social et solitude
- Dépression
Facteurs médicaux
- Maladies chroniques (cancer, insuffisance cardiaque, respiratoire, rénale, etc.)
- Infections ou pathologies aiguës
- Troubles digestifs (malabsorption, diarrhées chroniques, nausées)
- Démences, Alzheimer
- Poly-médication (certains médicaments peuvent diminuer l’appétit ou provoquer des troubles digestifs)
- Chirurgies majeures ou immobilisation prolongée
Facteurs nutritionnels et alimentaires
- Régimes restrictifs non encadrés (ex : sans sel, végétalien mal équilibré)
- Difficultés d’accès à la nourriture (pauvreté, dépendance physique)
- Troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie)
- Alcoolisme chronique
Facteurs psychologiques et sociaux
- Dépression, anxiété
- Deuil, stress
- Isolement social, précarité
- Incapacité à faire les courses ou à cuisiner
Quelles sont les conséquences d’une dénutrition chez les personnes âgées ?
Les conséquences de la dénutrition chez les personnes âgées peuvent être graves, surtout si elle n’est pas prise en charge rapidement. Elles affectent de nombreux systèmes de l’organisme et peuvent entraîner une aggravation du pronostic vital, en particulier chez les personnes âgées, les enfants et les patients hospitalisés.
Conséquences générales
- Perte de poids importante (souvent >10 % en quelques mois)
- Fonte musculaire (sarcopénie), avec diminution de la force et de l’autonomie
- Fatigue générale, asthénie
- Altération de la qualité de vie
- Risque accru de chute et de fracture
Conséquences métaboliques et immunitaires
- Baisse des défenses immunitaires, augmentant le risque d’infections
- Délai de cicatrisation plus long (plaies, chirurgies)
- Hypoalbuminémie (baisse des protéines sanguines), qui peut entraîner des œdèmes
- Carences en vitamines et minéraux (fer, zinc, vitamine D, B12, etc.)
Conséquences neurologiques et psychologiques
- Troubles de la concentration, de la mémoire
- Aggravation de troubles cognitifs déjà présents (ex. démence)
- Troubles de l’humeur (irritabilité, dépression)
Conséquences en milieu hospitalier
- Augmentation de la durée de séjour
- Retard de récupération après une chirurgie ou une maladie
- Risque de complications postopératoires
- Augmentation de la mortalité
Comment prévenir la dénutrition chez les personnes âgées ?
La prévention de la dénutrition chez les personnes âgées est essentielle pour préserver son autonomie, sa qualité de vie et réduire les risques de complications médicales. Elle repose sur une approche globale, combinant dépistage, surveillance, adaptation alimentaire, accompagnement social et parfois soutien médical.
Mesures clés pour prévenir la dénutrition chez les personnes âgées :
-Dépistage précoce et suivi régulier
-Peser régulièrement (au moins une fois par mois)
-Évaluer l’appétit et les apports alimentaires
-Utiliser des outils de dépistage simples :
-IMC < 21 kg/m² ou perte de poids > 5 % en 1 mois ou > 10 % en 6 mois
-Surveillance des bilans biologiques (albumine, pré-albumine, CRP, etc.)
-Adapter l’alimentation aux besoins et capacités
-Fractionner les repas (3 repas + 2 collations)
-Aliments riches en protéines et énergie (œufs, fromage, yaourts, viandes, légumineuses)
-Textures adaptées si troubles de la déglutition (alimentation mixée ou enrichie)
-Proposer des plats attrayants et variés, en tenant compte des goûts
-Enrichissement nutritionnel si besoin
-Enrichir les plats en calories et protéines (beurre, lait en poudre, crème, fromage râpé…)
-Utiliser des compléments nutritionnels oraux (CNO) si apports insuffisants
-Supplémenter en vitamine D, calcium, fer, B12, selon les bilans
-Prise en charge médicale et paramédicale
-Traitement des causes sous-jacentes (douleurs, troubles digestifs, dépression…)
-Bilan dentaire régulier (pour permettre une bonne mastication)
-Intervention de diététiciens, orthophonistes (si dysphagie), psychologues
-Soutien social et environnemental
-Rompre l’isolement (repas partagés, aides à domicile)
-Aide aux courses, à la préparation des repas (services de portage)
-Amélioration de l’accessibilité alimentaire (financière et physique)
-Sensibilisation de l’entourage et des aidants
-Informer les familles, les soignants et les aidants sur les signes d’alerte
-Encourager un environnement chaleureux et convivial au moment des repas